Photographier avec des plaques de plexiglas coloré et des gélatines ne consiste pas simplement à « ajouter de la couleur » à une scène.
Dès qu’un matériau coloré est placé entre une source et un sujet, entre le sujet et l’objectif, ou directement dans le décor, il intervient physiquement dans le trajet de la lumière. Il absorbe certaines longueurs d’onde, en transmet d’autres, en réfléchit une partie et, selon sa nature, peut également diffuser, réfracter ou guider la lumière.
C’est précisément ce qui rend ces matériaux intéressants. Une gélatine placée devant une source, une plaque de PMMA rouge située devant l’objectif et une plaque translucide rétroéclairée en rouge peuvent produire trois images visuellement proches en apparence, mais construites selon des mécanismes optiques différents.
Cette différence devient fondamentale dès que l’on souhaite obtenir un résultat prévisible et reproductible.