Le dodge and burn est sans doute l’une des techniques les plus citées, les plus mal comprises et les plus mal utilisées de la retouche photographique contemporaine.
Souvent présenté comme une étape « esthétique », voire cosmétique, il est réduit à une série de gestes mécaniques consistant à éclaircir ici, assombrir là, afin de donner du relief ou de lisser une peau.
Cette vision est non seulement réductrice, mais dangereuse, car elle masque la véritable nature du dodge and burn : il ne s’agit pas d’un effet, ni même d’une technique isolée, mais d’un prolongement direct de l’acte photographique, une opération de traduction et de hiérarchisation de la lumière.